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Quatrième Séance Guidée du Prophète

Les prétendus versets sataniques -1
 
Les orientalistes prétendent que le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) était préoccupé par l'hostilité des non-croyants, à La Mecque et que dans un tel état d'esprit, il est allé un jour à Kaaba, où il a récité devant l’assemblée des croyants et des non-croyants la sourate An-Najm (53) qui aurait été révélé à ce moment-là.
L'allégation est que, pendant sa récitation et quand il a prononcé les versets 19-20 de cette sourate : « Que vous en semble [des divinités] Lat et Uzza ainsi que Manat, cette troisième autre ? », Satan aurait jeté entre les versets, ces paroles : « Ce sont là des cygnes exaltés ; certes leur intercession est à espérer ».
Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) a ensuite complété la sourate et à la fin, il s’est prosterné, conformément au dernier verset. Tous ceux qui était présents, les croyants et les non-croyants, se prosternèrent eux aussi, sauf un vieux chef qurayshite (Umayyah ibn Khalaf, ou Al-Walid ibn al Mughira, ou Abû Umayyah) qui souleva une poignée de poussière et la toucha de son front estimant que cela suffirait pour lui. Les dirigeants qurayshites auraient avancé en guise de raison pour justifier leur propre prosternation que maintenant que le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) a reconnu la place de leurs divinités comme intercesseurs auprès d'Allah, il n'y a en fait plus aucun point de désaccord avec lui.
Ensuite, dans la soirée (certaines versions ne spécifient pas le temps) l’archange Gabriel est venu demander au Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) de réciter la sourate, ce qu'il a fait, en récitant toujours les versets sataniques. Gabriel a alors protesté, affirmant qu’il ne s’agit pas de ce qui lui a été révélé. Aussi, le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) est devenu très triste et inquiet de la colère d’Allah. Ensuite, deux passages, 17 : 73-75 et 22-52, ont été révélés dans le Qur’an, pour rassurer le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) et les versets sataniques furent abrogés. Les dirigeants qurayshites se mirent alors en colère et renouvelèrent leur hostilité et leur opposition avec une véhémence croissante. Pendant ce temps, la nouvelle de la prosternation des non-croyants était parvenue en Abyssinie sous la forme d’une rumeur de leur compromis avec le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) et les émigrants musulmans étaient alors rentrés à la Mecque.
 
RÉPONSE
Cette histoire est tellement absurde et manifestement fausse qu’elle a été rejetée d'emblée et n’a pas été consignée par les historiens et les traditionnistes. Mais le fait que quelques uns d'entre eux l’aient consignée a souvent été cité comme une raison de son authenticité, au lieu d’y voir plutôt les indices évidents du discrédit de l'histoire elle-même.
L’imam Fakhr al-Din al-Razi a à juste titre précisé que ceux qui ont scruté cette histoire d’un regard critique l’ont tous rejetée comme étant fausse en raison de son conflit avec le témoignage du Qur’an, les règles régissant l'authenticité des hadiths et des exigences de la raison.
Les éléments de preuve présents dans le Qur’an contre l'authenticité de cette histoire sont de trois ordres :
-          Il existe un certain nombre de passages dans le Qur’an qui montrent que ni Satan, ni n'importe qui d'autre peut interférer dans le processus de transmission de la révélation. Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) n'a non plus jamais eu l’intention de faire de compromis avec les dirigeants non-croyants, et n’a jamais rien introduit dans le texte de la révélation.
-          Les passages cités comme ayant été révélés à la suite de l'incident et pour rassurer le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) prouvent plutôt le contraire, montrant qu'il n'avait jamais fait le moindre pas vers un compromis avec les dirigeants polythéistes.
-          La preuve à l'intérieur même de la sourate An-Najm (53), dont cette histoire serait liée à la révélation, va à l'encontre de son esprit et de son but.
 
Les passages du Qur’an qui démentissent directement cette histoire
« Et s’il avait forgé quelques paroles qu’il Nous avait attribuées, Nous l’aurions saisi de la main droite, ensuite, Nous lui aurions tranché l’aorte. » [Qur’an 60 : 44-46]
« Dis : “Il ne m’appartient pas de le changer de mon propre chef. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. » [Qur’an 10 : 15]
« Le faux ne l’atteint [d’aucune part], ni par devant ni par derrière : c’est une révélation émanant d’un Sage, Digne de louange. »[Qur’an 41 : 42]
« En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Qur’an, et c’est Nous qui en sommes gardien. »[Qur’an 15 : 9]
« Nous l’avons révélé ainsi pour raffermir ton coeur. Et Nous l’avons récité soigneusement. » [Qur’an 25 : 32]
Il ressort de ce qui précède que, à maintes reprises le Qur’an assure qu’Allah l’a protégé contre toute possibilité d'être altéré, directement ou indirectement, et qu’il n’appartient pas au Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) de le modifier ou d’y ajouter quoi que ce soit. Si jamais il l’avait fait, de sévères peines venant d’Allah se seraient inévitablement et irrésistiblement abattues sur lui. Ces déclarations claires et irréfutables sont directement en contradiction avec l'histoire qui dit que le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) de son propre chef ou étant trompé par Satan aurait introduit quelque chose dans le texte de la révélation. En outre, la prétendue interpolation viole l'enseignement fondamental du monothéisme coranique (Tawhid) et constitue ainsi une infraction de polythéisme ; or, Allah nous avertit ailleurs dans le Qur’an qu’en aucun cas, Il ne pourra le pardonner.
Cette histoire est donc tout à fait contraire aux déclarations du Qur’an et à la teneur et la portée de l'ensemble de son texte. En tant que telle ladite histoire est totalement indigne et inacceptable. Il ne s'agit pas simplement du point de vue des musulmans, mais aussi du point de vue juste des historiens.
Les deux passages du Qur’an prétendument révélés suite à cette histoire sont les suivants : « Ils ont failli te détourner de ce que Nous t’avions révélé, [dans l’espoir] qu’à la place de ceci, tu inventes quelque chose d’autre et (l’imputes) à Nous. Et alors, ils t’auraient pris pour ami intime. Et si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux. Alors, Nous t’aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; et ensuite tu n’aurais pas trouvé de secoureur contre Nous. »[Le Qur’an 17:73-75]
Ces versets ont été révélés 11 ou 12 ans après le début de la prophétie.
« Nous n’avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n’ait récité (ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n’ait essayé d’intervenir [pour semer le doute dans le cœur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage. » [Qur’an 22:52]
Ce verset a été révélé au cours de la 1ère année de l'Hégire.
Un regard un peu attentif sur ces passages démontre que leurs textes, loin de soutenir cette histoire, la contredisent en fait.
Le premier passage montre que ce sont les mécréants qui ont tenté d'induire le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) à faire un compromis avec eux, et non pas qu'il ait jamais voulu cela. Le passage affirme en outre qu'Allah a affermi le cœur des prophètes contre de telles tentatives de la part des mécréants. L'accent est mis ici sur l'intensité des tentatives des mécréants, et la faveur spéciale d’Allah sur le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) qu’Il a immunisé contre de tels efforts. En raison de cette faveur spéciale, le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) n'a pas eu la moindre inclination à obéir aux mécréants. Enfin, le verset ci-dessus affirme que, si le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) avait été reconnu coupable d'une légère inclination vers les propositions des mécréants, il aurait été doublement puni par Allah.
Il est curieux que les orientalistes mentionnent les versets ci-dessus révélés 8 ou 9 ans environ après le supposé incident comme une assurance de la part d'Allah, car pendant cet intervalle de temps, de nombreux événements importants ont eu lieu, y compris l’hégire.